Ils réclament leur classification à la catégorie 10 au lieu de 7
Les adjoints de l’Education seront en grève les 2 et 3 février prochain. Ils n‘excluent pas le recours à d’autres formes de protestation - sit-in et grève de la faim - pour faire valoir leurs droits.Ce débrayage de deux jours sera reconduit au début de chaque mois.
La décision a été prise la semaine dernière par les coordinateurs de wilayas, représentant la CNAE (Coordination nationale des adjoints de l’éducation) au sein du SNTE (Syndicat national des travailleurs de l’Education).
Selon M. Abdelkrim Boudjenah, secrétaire général du syndicat, la corporation semble déterminée à faire entendre sa voix, d’autant plus qu’il s’agit du troisième mouvement de protestation, depuis l’application en 2008 du statut particulier des travailleurs de l’Education.
Les adjoints de l’Education dont 35.000 sont affiliés au SNTE, se disent lésés par ce statut qui «les a dégradés de trois points». Ils revendiquent de ce fait leur reclassification à la catégorie 10 au lieu de 7. Ils réclament aussi le rétablissement en leur faveur du droit de s’inscrire sur la liste d’aptitude au poste de surveillant général en se basant sur leur ancienneté et non sur leur diplôme universitaire. Ils demandent aussi l’ouverture de la voie à la formation, à l’instar des autres corps de métiers, la promotion au poste d’adjoint de l’Education principal et conseiller à l’éducation sans la condition du diplôme et la baisse du volume de travail à 28 heures par semaine. Dans ce même contexte, M. Boudjenah rappelle qu’en plus des charges pédagogiques, les adjoints assument certaines tâches administratives pour un salaire de 19000 DA.
La CNAE a, à maintes reprises, relevé le silence de la tutelle. Le SG du SNTE rappelle que les contestataires se sont déjà entretenus à plusieurs reprises avec les responsables du ministère. Ils ont même eu des promesses de formation au profit des adjoints. Lesquelles restent, jusqu’à preuve du contraire, lettre morte. S’exprimant au nom des adjoints du secteur, M. Boudjenah estime même s’ils ont plusieurs années de service, les adjoints de l’Education n’ouvrent pas droit à une promotion. Selon la nouvelle loi régissant le secteur de l’Education, ne pourraient postuler au poste de surveillant général que les licenciés.
Ce qui n’est pas le cas des adjoints recrutés dans leur majorité dans les années 80 et avec un niveau terminal.
Les membres de la coordination comptent énormément sur une rencontre officielle avec le ministre de l’Education nationale pour débattre des préoccupations des adjoints de l’Education nationale et tenter de réviser certains points du statut, fortement pénalisant. C’est aussi la revendication du Syndicat national des travailleurs de l’Education.
Il a demandé au ministère de tutelle la réhabilitation de tous les adjoints de l’Education, au nombre de près de 40.000 à l’échelle nationale.
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